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28 novembre 2006

Ségolène en léopard

 

 Ségolène lors de la désignation du candidat PS, elle avait tenté le coup de bluff, ça n'avait pas marché. Comme quoi tout

vient à qui sait attendre.

 

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Ségolène habillée en rideau !!! On l'a retrouvé

L'émission culte: l'Heure de vérité datée de 1992.

Ségolène a tellement eu raison de changer de tailleur.  

 

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Ségolène précurseur

Personne n'avait imaginé cela et pourtant elle l'a fait en 1992, elle donnait à voir à tout le pays sa petite fille Flora. Déjà

ROYAL perçait sous Ségolène 

 

Je vous invite à regarder juste pour le plaisir de voir M.ROYAL aka Flamby avec une crise d'acnée toute juvénile. 

 

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Mme ROYAL et les Trans

J'adore ce blog, parfois la politique c'est juste pas facile.   

Ségolène ROYAL : Stop aux discriminations envers les trans!
 

http://gaymentsego.hautetfort.com/

 

Chaque communauté a son petit morceau de Mme ROYAL là c'est les LGBT demain une autre communauté

 

 

 

 

 

 

24 novembre 2006

Merci Monsieur TODD

Défricheur de la lutte contre la «fracture sociale» à l'aube des années 90, Emmanuel Todd juge que Ségolène Royal séduit «une France paisible et semi-rurale», mais pas les classes populaires.

 

Etes-vous surpris par la désignation de Ségolène Royal ? 

Non. Dans l'univers politique, encore plus que dans l'univers social, il y a des lois de symétrie, et il aurait été étonnant que, au moment où le grand parti de droite abandonne le gaullisme pour le sarkozysme, le PS, son double à gauche, garde sa forme traditionnelle ­ que la tradition ait été sociale-démocrate avec Dominique Strauss-Kahn ou socialiste avec Laurent Fabius. Le résultat est cohérent avec l'univers mental défini par la couverture de Paris-Match du printemps 2005, où l'on voyait Nicolas Sarkozy et François Hollande poser ensemble.

Le scrutin a été analysé comme l'amorce de la reconquête de l'électorat populaire par le PS. 

Il y a quelque chose d'un peu irréel dans le ton d'évidence avec lequel cette conclusion a été tirée. Le divorce du PS d'avec les catégories populaires est un phénomène progressif et de très longue durée, qui commence au milieu des années 60 et qui est arrivé à son stade terminal le 21 avril 2002. La carte du vote Jospin ce jour-là (voir ci-dessous) montre que le taux de survie du Parti socialiste a été plus élevé dans les régions les moins ouvrières et les moins industrielles de l'ouest et du sud-ouest de la France. Il serait historiquement et sociologiquement surprenant qu'une tendance aussi ancienne s'inverse en quelques mois.

Tout de même, Royal ne vient-elle pas de faire la preuve de la profondeur de son implantation ? 

Le PS vote, et les commentateurs en parlent comme si c'était un scrutin au suffrage universel. Or il n'y a pas de rapport mécanique entre les deux. Le Parti socialiste est une organisation à l'intérieur de laquelle, jusqu'à l'arrivée des nouveaux adhérents par Internet, 40 % des adhérents étaient des élus, et une proportion considérable des employés municipaux, départementaux ou régionaux. En fait, pour les trois quarts des votants de jeudi dernier, la première préoccupation n'était pas de refléter les tendances profondes de la société, mais d'assurer la victoire électorale de leur employeur en obéissant aux injonctions des instituts de sondage qui leur ont promis la victoire inéluctable de Ségolène Royal. D'autant que les nouveaux adhérents viennent souvent des classes supérieures ­ tendance bobo ou non ­ et reflètent faiblement la réalité sociologique du pays.

C'est donc un parti largement décroché de la société qui a désigné Ségolène Royal, et la signification des résultats département par département est dès lors limitée. Néanmoins, si l'on met de côté les jeux d'appareils propres à chaque fédération, on voit que, comme Jospin en 2002, le vote Royal est surreprésenté dans ce que j'appelle la France paisible : une France semi-rurale, où les vieilles industries sont absentes et qui ne compte pas beaucoup d'immigrés (voir ci-dessous). N'oublions pas que Ségolène Royal est, comme Jean-Pierre Raffarin, l'élue de la région Poitou-Charentes, qui n'est certainement pas la région où les problèmes de la société française se posent avec le plus d'acuité.

N'y a-t-il donc aucun enseignement à tirer de ce vote sur le jugement que portent les classes populaires sur Ségolène Royal ? 

Pour moi qui fais de la cartographie électorale depuis 1981, mon principal étonnement est de voir dans la carte du vote Fabius (voir ci-dessous) des «traces» de ce que vit réellement la société française. Les départements où l'ancien Premier ministre obtient plus de 20 % des voix ­ une bande allant de la Normandie à l'Alsace en passant par la Somme, les Ardennes et la Lorraine, ainsi qu'une flaque autour de l'Auvergne et du Limousin ­ regroupent une France d'industries anciennes frappées par la globalisation, une France dépourvue de grandes villes universitaires, une France où la question du Smic a un sens et où le blocage des salaires mène au surendettement, une France qui échappe à la «pesée culturelle» des dominants de la société. Dans ces régions, le système conciliaire socialiste semble être resté perméable à l'influence du monde populaire et à ses difficultés économiques. Je suis d'autant plus surpris que, lors du référendum sur le traité constitutionnel européen, j'avais été très sceptique sur la capacité de Fabius à devenir le représentant des milieux populaires.

Ségolène Royal peut-elle malgré tout finir par attirer vers elle l'électorat populaire ? 

Le vote du 21 avril 2002, le non à la Constitution européenne, les émeutes ou les manifestations contre le CPE, montrent que seul un projet économique se saisissant du libre-échange, des délocalisations, du niveau des salaires, pourra lui permettre d'aller vers cet électorat. Mais je ne vois rien de tel dans son image ou dans ses discours. La décentralisation parle à un parti d'élus ou d'employés municipaux. Le débat sur la carte scolaire exprime surtout l'inquiétude des classes moyennes face au risque de déplacement de leurs enfants. Le féminisme satisfait les classes supérieures, qui conçoivent le couple comme l'union de deux individus libres sans enjeu économique réel. Mais, dans les milieux populaires, le couple mélange inextricablement choix sentimentaux et survie économique, et il est possible que la thématique, sans déclencher d'hostilité, soit perçue comme dénuée de pertinence politique. En réalité, qui veut fuir la réalité économique en activant les valeurs sociétales, la sécurité et les questions d'identité, finit toujours, s'il veut être efficace, par désigner un bouc émissaire ­ c'est-à-dire par renforcer Jean-Marie Le Pen.

Ainsi la gauche serait vouée une nouvelle fois à échouer ? 

On ne peut exclure que, tirant les leçons de sa désignation, Ségolène Royal comprenne le phénomène de résistance que traduit le vote Fabius et adopte un programme en conséquence. Qu'elle accepte, en somme, le non-sens de sa victoire. Au fond, toute la question est de savoir si elle saura s'émanciper de ceux qui l'ont faite reine.

 

Mme ROYAL prise en plein délit électoraliste

 

  Ségolène Royal, candidate PS à la présidentielle, a annoncé vendredi à Bondy que la "première loi" qu'elle fera voter, si elle est élue en 2007, sera "une loi contre les violences faites aux femmes".

"La première loi que je ferai déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre les violences faites au femmes", a-t-elle déclaré à l'occasion d'une visite dans la maison d'accueil de l'association SOS-femmes. Elle a qualifié "d'effrayants" les chiffres annoncés mercredi par le gouvernement indiquant qu'une femme meurt tous les trois jours en France victime tuée par son compagnon. Mme Royal a cité plusieurs fois en exemple la législation espagnole. "La France devra faire ce que l'Espagne a réussi à faire", a-t-elle dit, à la veille de la Journée internationale de l'Onu pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. "Je veux que la loi du silence soit levée, que l'Etat reconnaisse cette criminalité comme une criminalité à part entière. Les violences faites aux femmes doivent devenir une affaire d'Etat", a insisté Mme Royal, devant des responsables de lieux d'accueil, d'écoute et d'hébergement de femmes menacées par des maris ou compagnons violents. Pour la candidate PS, "les violences familiales sont incompatibles avec un bon fonctionnement de la République". C'est une question d'ordre juste". Elle a ensuite expliqué que cette loi devra "protéger les femmes, mettre en cohérence la loi civile et la loi pénale, remettre des moyens pour des accueils spécifiques dans les commissariats, les hôpitaux". "Il faudra faire comme l'a fait la loi espagnole, qu'un homme condamné se voit privé d'un certain nombre de droits, et qu'il soit aidé", a-t-elle dit. "Cette loi comportera aussi un volet d'éducation contre le sexisme" car, explique-t-elle, "il faut éduquer dès le plus jeune âge au respect mutuel". Lorsque des mères sont battues, "la famille devient un champ de bataille et tout le reste est déstructuré, avec des enfants victimes en échec scolaire, des parents dévalorisés qui n'assument plus leurs fonctions", selon elle. S'attaquer aux violences conjugales, "c'est s'attaquer à ce qui fait la racine des violences dans tous les lieux de la société, selon Mme Royal qui s'est exprimée devant la presse après avoir écouté les demandes des associations.

 

   
ça s'appelle de l'électoralisme ça non? Elle tombe dans le Sarkozysme on dirait

Bonnes recettes de Mme ROYAL: Jurys citoyens

Organiser la surveillance populaire des élus

 

« J’ai proposé de créer des jurys de citoyens qui évalueraient les politiques publiques, par rapport à la satisfaction des besoins, ou par rapport au juste diagnostic des difficultés qui se posent, non pas dans un sens de sanction, mais pour améliorer les choses.

Ces jurys de citoyens pourraient être constitués par tirage au sort. Comme dans la Grèce antique. »

 

Ce serait faire injure à Mme Royal de penser qu'elle ne maîtrise pas son vocabulaire. Or celui qu'elle emploie n'est pas neutre. Lorsqu'elle utilise des termes comme "jury", "surveillance populaire" (avant de les abandonner devant les critiques qu'ils provoquent) ; quand elle accuse ses adversaires d'avoir "peur du peuple", ou de prétendre que "tout va bien", elle ne contribue pas à dissiper la défiance à l'égard du personnel politique. Au contraire, elle l'entretient, la justifie, qu'elle le veuille ou non. Autant dire que ce n'est sans doute pas la meilleure manière de s'y prendre pour restaurer l'image du politique.

On tombe aujourd'hui d'un excès dans l'autre, en faisant des élus des personnages assez peu fiables pour n'être autorisés à agir qu'avec l'aval explicite et sous la surveillance constante, jusqu'au sein du conseil des ministres, de leurs électeurs.

Pourtant la députée des Deux-Sèvres ne se signale pas par l’importance de son travail parlementaire :

 

-         aucune intervention sur les projets de lois déposés devant la Commission des Lois

-         a participer à une seule mission d’information ou commission d’enquête depuis 2002

-         n’a pas souhaité prendre la présidence d’une de ces missions ou commissions

-         3 questions au Gouvernement en 4 ans

-         Sur 380 projets de lois Mme ROYAL n’a pris la parole que sur 12 textes

-         2 propositions de loi depuis 2002

 

Question : A-t-elle vraiment envie de passer devant un jury citoyen qui « évaluerait son travail par rapport à la satisfaction des besoins » ?

 

Mais que fait Bill CLINTON ?       

23 novembre 2006

Quand Madame Royal vivait au frais de la princesse

Le saviez vous?

  

Entre 1997 et 2002, Ségolène Royal n’a plus aucun mandat local dans les Deux-Sèvres.

Elle va néanmoins entretenir une permanence à Melle au frais des ministères dont elle a la charge (parallèle à celle de son suppléant), dans les locaux de la Mairie.

Trois secrétaires sont ainsi rémunérées par l’Education nationale entre 1997 et 2000 et par le ministère de l’Emploi entre 2000 et 2002.

France-Soir dénonce le procédé dans un article (Nicolas Jaillard, « Ségolène délocalise », 11 mars 1999) et en une : « Ségolène abuse : trois double emplois ». L’information est reprise par la Nouvelle république le 12 mars (Thierry Noil, « Encore une histoire de secrétaires … »)

En outre, la presse locale évoque régulièrement les « permanences parlementaire » ou du « député », tenue par Mme Sophie Blanchet.

En 2000, le SNES Poitiers ira encore plus loin en saisissant la Cour des Comptes au sujet des personnels employés par le rectorat et en dénonçant « 48 emplois fictifs, car sans support correspondant » (Libération, 13 et 14 mai 2000).

Le PS commence à comprendre qui est Mme ROYAL

L

On leur avait bien dit qu'elle était pas gentille  

Le dialogue avec le peuple est pour elle, les corvées du parti sont pour lui. Ségolène Royal et François Hollande, la candidate socialiste et le premier secrétaire du PS, se sont croisés, mercredi 22 novembre, au rendez-vous annuel des maires de France, à la Défense, selon un partage des rôles bien précis.

A lui l'accueil et les tapes dans le dos des élus socialistes qu'il faut réconcilier après le vote des militants pour désigner le candidat 2007 ; à elle l'appel au peuple, sans contrainte.

Lors d'un déjeuner avec près de 600 maires socialistes, Mme Royal les a incités à lui faire part des préoccupations des Français et surtout des mots qu'ils emploient pour en parler. Elle a tout de suite donné un exemple : "Si je dis "la vie chère" au lieu de "pouvoir d'achat", ce n'est pas un hasard, a-t-elle insisté avant d'expliquer en substance que, "la vie chère", tout le monde comprend ce que cela veut dire, tandis que le "pouvoir d'achat", lui, dépend de statistiques de l'Insee qui s'obstine à le voir en hausse." A l'avenir, les partisans de Mme Royal devront, autre exemple, s'accoutumer à parler de "petites retraites" plutôt que de "pensions modestes" et ainsi de suite.

A tous, la candidate a demandé de s'impliquer dans les forums participatifs sur les thèmes qu'elle avait énoncés la veille sur TF1 : l'éducation, l'"ordre juste" et la sécurité, la "vie chère" et l'environnement. Chacun est prié ensuite de lui envoyer des notes sur ce qu'il voit et entend jusqu'à la mi-janvier - période qui marquera la fin de la "phase d'écoute" de la candidate.

Selon l'un des participants, Mme Royal compte en effet disposer de projets de loi préparés et quasiment prêts à l'emploi "dans les semaines" qui suivraient son accession à l'Elysée, en cas de victoire.

Flattés de se trouver au centre du dispositif, la plupart des maires se sont déclarés satisfaits de leur feuille de route, qui précède celle qui sera confiée aux présidents de région socialistes jeudi.

Mais quelques-uns confiaient aussi leur perplexité. "Incontestablement, elle a une vraie sensibilité populaire mais de là à dire que les gens ne comprennent pas "pouvoir d'achat"... Je suis un peu surpris par sa recherche de vocabulaire, ça me paraît très simplificateur", témoigne, dubitatif, le maire anonyme d'une ville moyenne.

INFLEXIBLE

Selon Patrick Mennucci, proche de Mme Royal, la candidate socialiste envisage d'aller plus loin et de constituer "un comité de 30 élus de tous niveaux" qui se réunirait "tous les 15 jours pour évaluer la campagne et faire remonter les réactions de la population". Une sorte de "jury citoyen", a assuré M. Mennucci.

Ses méthodes bousculent le parti, mais Mme Royal ne compte pas changer quoi que ce soit à sa démarche qui, juge-t-elle, a déjà fait ses preuves dans l'opinion. La candidate peut se montrer inflexible, dure même parfois.

Dînant la veille au soir avec son premier cercle de partisans, elle a lancé sèchement à l'un d'entre eux : "Si tu n'as pas le temps de me faire cette note (pour le lendemain), je demanderai à quelqu'un d'autre."

Elle l'avait dit : il n'y a pas de pause.

21 novembre 2006

La Magie Royal vue par le Figaro

L'ampleur de la victoire de Ségolène Royal au sein de son propre camp prouve à quel point la désormais candidate officielle du Parti socialiste sera difficile à battre. Insaisissable, innovante jusqu'à l'iconoclasme, elle a terminé sa campagne interne comme rajeunie par la bataille qu'elle avait livrée. À une époque où l'image compte tant, cela ne peut que rehausser son aura. Dès lors, que faire ? Ses adversaires politiques de demain parviendront-ils à la fragiliser ? Réussiront-ils là où ses faux amis socialistes ont si lamentablement échoué ? Aucun d'entre eux n'a trouvé la faille, au contraire : plus ils la critiquaient et plus elle se renforçait. Comme par magie. La voici donc installée, première femme à être en position de concourir pour la finale de l'élection présidentielle. Portée par son premier succès, elle va probablement se sentir plus forte ; en réalité, elle est désormais plus vulnérable. Car tout a changé pour elle depuis hier. Son statut n'est plus le même ; la lumière que l'on jette sur elle, non plus ; le regard que les Français lui portent, pas davantage. Candidate investie, la voici comptable de ce qu'elle dit. Quand ils se contentaient de l'image, les Français exigeront bientôt du concret. Lorsqu'ils souriaient aux gadgets, ils demanderont du réel. Et s'ils toléraient l'imprécision, ils réclameront du sérieux. Les gaffes deviendront des erreurs, les emportements des fautes. Les hésitations deviendront des errements, les reculs des embardées. L'autoritarisme sera vite de l'intolérance, la fermeté de la raideur. Et la magie peu à peu se dissipera.


Alors on comprendra que sa « nouvelle façon de faire de la politique » n'est qu'une manière d'empiler des déclarations d'intention. Alors on s'avisera que la « politique par la preuve » n'est qu'une énième version des trop fameuses « expériences de gauche ». Ainsi celle qui nous fit attendre 1983 pour apporter la preuve que les dérives budgétaires de 1981 nous paralyseraient durablement. Ou celle qui, au bout de deux ou trois ans, nous apporta la preuve que les dérives sociales de 1997, les 35 heures, lesteraient pour longtemps les entreprises de notre pays. Une fois que les images et les mots auront fini de faire illusion, le vide de son programme économique et social apparaîtra : le rêve d'une croissance subitement retrouvée dès l'élection passée ; le mythe de la recherche-innovation comme seul viatique pour atteindre la compétitivité ; l'espoir de salariés plus productifs parce que mieux syndiqués ; le songe d'un État libéré de l'ardente obligation de se désendetter. Une fois que les sourires et les poses auront fini par lasser, ses amis lui demanderont des comptes, ses alliés exigeront des gages. Et, à force de prendre des libertés avec les canons de la gauche, la perspective de rassemblement s'éloignera. Sa ligne politique, déjà floue, se dispersera et la machine à gagner s'enrayera.


Cela prendra du temps, le temps qu'il faut aux mirages pour se dissiper. Mais cela se produira. Ainsi la droite pourra gagner, sauf bien sûr si, comme trop souvent dans le passé, sa propre machine à perdre s'est emballée.

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